Liberté Actus
qrcode:https://liberte-actus.fr/1717

Cet article est lisible à cette adresse sur le site Liberté Actus :

https://https://liberte-actus.fr/1717

Flachez le qrcode suivant pour retrouver l'article en ligne

Humberto Matheus/shutterstock
Amérique latine

Le Venezuela face à l’offensive impérialiste

Accès sur connexion
Mise à jour le 10 septembre 2025
Temps de lecture : 2 minutes

Mots -clé

États-Unis Cuba Venezuela

Ce 28 août 2025, les États-Unis ont déployé une force navale et aérienne massive, avec porte-avions et sous-marins nucléaires, tout près du Venezuela. De nombreuses voix dénoncent une nouvelle agression contre la souveraineté du peuple vénézuélien.

Officiellement, il s’agit de « lutter contre le narcotrafic et les flux migratoires irréguliers ». Cuba balaie ces « prétextes absurdes et fallacieux », rappelant que le Venezuela « ne produit pas un gramme de cocaïne » et que les routes principales passent par la Colombie et l’Équateur.

Lire aussi : Maduro affirme qu’il est « un homme de paix mais un guerrier face à Washington »

Le Parti communiste français dénonce une « grave menace d’invasion » et rappelle que cette rhétorique a déjà servi à justifier l’Irak en 2003. Le parallèle avec les « armes de destruction massive » revient sans cesse dans les critiques. Ignacio Ramonet accuse Washington de « mentir de façon flagrante » pour masquer ses objectifs géopolitiques.

Solidarité régionale et mobilisation populaire

Face à l’escalade, la solidarité se renforce. Cuba promet « toute la solidarité et le soutien » à Nicolás Maduro, qualifié par les États-Unis de « chef du narcoterrorisme » — avec une prime de 50 millions de dollars sur sa tête, plus que celle jadis mise sur Oussama Ben Laden.

À Caracas, la réponse est immédiate : des milliers de citoyens rejoignent les milices bolivariennes. Maduro avertit qu’une intervention « marquerait le début de la fin de l’empire américain ».

Les véritables enjeux

Les accusations de narcotrafic ne sont qu’un écran de fumée. L’objectif réel est le contrôle des immenses ressources naturelles du Venezuela, en premier lieu ses réserves de pétrole, les plus vastes des Amériques. Une stratégie qui s’inscrit dans la continuité de la doctrine Monroe et de l’interventionnisme américain en Amérique latine.

À Washington, deux lignes s’affrontent : une tendance pragmatique, autorisant Chevron à commercer, et une tendance jusqu’au-boutiste, décidée à en finir avec le régime chaviste.

Message d'abonnement

Ces articles peuvent vous intéresser :

État des lieux 2026, l’Occident à la peine

Non, l’Amérique n’est pas de retour ! Jadis les États-Unis n’avaient aucune limite quand il s’agissait de remplacer militairement un chef d’État qui leur déplaisait. Pour se débarrasser d’un homme, pour piller les richesses d’un pays, ils pouvaient raser des villes, incendier, tuer des centaines de milliers de personnes.

Soutenez-nous

Faire un don

En 2024, nous avons bâti un journal unique où les analyses se mêlent à l’actualité, où le récit se mêle au reportage, où la culture se mêle aux questions industrielles et internationales. Faites un don pour continuer l’aventure.