Le cancer du sein est le plus fréquent chez la femme. 61 214 nouveaux cas ont été diagnostiqués en France métropolitaine en 2023. Chez l’homme, il représente 1 % des cas. Il est responsable de 8 % des décès par cancer tous sexes confondus. La mortalité diminue d’année en année, grâce à l’amélioration des traitements et un effort porté sur le dépistage. Le diagnostic précoce diminue la lourdeur des traitements et les séquelles liées aux soins. Il permet une rémission dans 90 % des cas.
20 000 cas pourraient être évités chaque année
Le programme de dépistage organisé déployé en 2004 s’adresse aux femmes âgées de 50 à 74 ans, pour lesquelles l’Assurance Maladie prend en charge une mammographie tous les deux ans. On estime que 20 000 cas de cancers du sein pourraient être évités chaque année.
Le CHU de Lille, qui prend en charge 200 patientes par an, s’engage cette année pour promouvoir l’autopalpation. Les équipes hospitalières organisent des stands de formation sur le campus, mais également hors les murs : Lillenium, les villes de Lille et Salomé, le Crédit Mutuel Nord Europe, Blancheporte ou encore le Printemps.
Le Palais des Beaux-Arts de Lille s’associe à l’événement et dédie la première semaine d’octobre à une programmation alliant féminisme, art et bien-être. À l’agenda sont inscrits des ateliers d’art-thérapie, la pièce de théâtre « Intérieur jour, une femme attend » qui interroge la condition de femme au foyer et les conceptions du féminisme, et des stages d’autodéfense traitant les aspects verbal, émotionnel, mental et physique. Pour l’inauguration ce 1ᵉʳ octobre, une découverte de l’histoire des artistes femmes du Palais des Beaux-Arts est prévue sur un parcours ponctué d’ateliers d’autopalpation.
Le projet de loi Roussel a fait les frais de la dissolution
Les bénéfices seront intégralement reversés au fonds de dotation du CHU de Lille, dont la collecte est consacrée au financement de soins socio-esthétiques.
Cette mobilisation des acteurs privés est bienvenue d’autant que le projet de loi porté sous la précédente législature par le député communiste Fabien Roussel « visant la prise en charge intégrale des soins liés au traitement du cancer du sein par l’Assurance Maladie » adopté le 31 mai en première lecture est mort dans l’œuf avec la dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin. Un texte qui prévoyait la prise en charge des « soins de supports », comme l’activité physique, le soutien psychologique ou les prothèses capillaires.