Cette position stratégique pose une question de fond : quel contrôle démocratique sur des acteurs privés dont les outils peuvent affecter à la fois les libertés publiques et les droits sociaux ?
Le cas Capgemini–ICE
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Les récentes révélations concernant Capgemini ont mis en lumière les risques liés à cette concentration de pouvoir technologique. Sa filiale américaine a travaillé pour l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), la police fédérale chargée de la politique migratoire des États-Unis, en fournissant des outils d’identification et de localisation de personnes étrangères.
Face au tollé suscité, le groupe a annoncé la mise en vente de la filiale concernée, invoquant l’impossibilité d’exercer un contrôle suffisant sur certaines activités classifiées et soulignant le poids marginal de cette filiale dans son chiffre d’affaires. Cette réponse n’efface cependant pas l’essentiel : des contrats sensibles ont été signés sans véritable transparence, et des technologies développées par une entreprise française ont pu être utilisées au…