L’affaire, démarrée il y a 12 ans, porterait sur des centaines de millions en manipulations financières au bénéfice de sociétés étrangères et de personnes physiques via des sociétés civiles personnelles ou familiales. Plusieurs mises en examen ont été prononcées. Cela dit, faute de plainte de l’administration fiscale, la justice n’a retenu que le blanchiment. En 2023, les juges d’instruction ont clos une première fois leurs investigations.
Cependant, la Direction des Vérifications nationales et internationales (DVNI) a poursuivi ses investigations, apportant de nouvelles pièces du contrôle fiscal à l’instruction.
Des lois d’exception pour les riches
On ne semble pas plus inquiet que cela du côté des Mulliez pour qui il s’agit d’opérations normales de diversification à l’étranger. Il y a bien eu quelques erreurs, mais des rectifications fiscales importantes ont déjà eu lieu sans que le Ministre des Finances poursuive les fraudeurs. La loi permet en effet à ceux-ci d’échapper au lot commun des justiciables puisqu’ils sont riches. C’est ce qu’on nomme « le verrou de Bercy ».
193.750 € par an et par actionnaire
C’est une péripétie de plus dans l’univers naturel du capitalisme, mais d’autant plus mal ressentie dans le groupe Auchan que les actionnaires -800, tous membres de la famille Mulliez-se sont partagés près d’un milliard en quelques années.
Même jackpot pour les actionnaires de leur filiale chinoise SunArt qui ont palpé 900 millions d’euros. Le groupe affirme d’ailleurs que, rapporté à chaque année, cela ne fait « que 155 millions d’euros par an ».
Un misérable petit 193.750 euros par an et par personne… Que voulez-vous faire avec ça ? Le redistribuer aux quelque 163.000 salariés d’Auchan Retail ? Ça ne ferait que 950 euros d’augmentation annuelle par salarié ; 79 euros d’augmentation mensuelle… Que voulez-vous que les pauvres fassent avec 79 euros de plus par mois ?
Y’a des jours, y’a des coups de pied au cul qui se perdent…