Ce 8 janvier, une centaine de tracteurs pénétraient dans Paris, bloquant axes routiers et lieux symboliques, malgré les interdictions préfectorales. Dans le Sud-Ouest, la mobilisation s’est enracinée sur les ronds-points, les autoroutes et autour de sites stratégiques comme les dépôts pétroliers.
Au cœur de la colère, la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Depuis l’été 2025, les éleveurs bovins subissent des abattages systématiques et des quarantaines jugées aveugles, avec des indemnisations très en deçà des pertes réelles. Pour beaucoup, l’État applique des protocoles sans tenir compte ni des réalités économiques ni du traumatisme humain.
À cette crise sanitaire s’ajoute la menace persistante de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur. Tous les syndicats agricoles, sans exception, disent non. Non à une ouverture accrue aux viandes sud-américaines produites à moindre coût et selon des normes environnementales incompatibles avec celles imposées aux paysans français. La colère est d’autant plus vive que le vote approche, à Bruxelles, et que les tergiversations de l’exécutif alimentent la défiance.
La Confédération Paysanne participe…