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Quand les droits des intérimaires ne sont pas respectés

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Mise à jour le 2 janvier 2025
Temps de lecture : 3 minutes

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CGT Syndicalisme Emploi

L’heure est aux élections professionnelles des Comités sociaux et économiques (CSE) 2024/2025 dans les entreprises. Avec une originalité, qui l’est de moins en moins puisqu’elle se généralise, l’élection des CSE des entreprises intérimaires  ; ces fameux « marchands d’hommes » qui interviennent aujourd’hui jusque dans les entreprises publiques.

La CGT a donc décidé d’y consacrer beaucoup plus d’attentions qu’auparavant, les intérimaires étant souvent surexploités à la fois par l’entreprise qui les utilise et celle qui les loue.

Faire respecter et gagner des droits

Un des objectifs est de rappeler aux intérimaires que leur intérêt est de voter aux élections professionnelles parce qu’ils ont des droits à faire respecter et à gagner. Mais l’heure est aussi à l’action concrète pour faire respecter ces droits, régulièrement bafoués.

C’est par exemple le cas à Boulogne-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais, où l’Union locale CGT et son syndicat de La Marée (Ports et Docks) se sont inscrits dans cette action en ouvrant, depuis septembre 2024, des permanences CGT-Interim consacrées aux intérimaires, mais aussi en allant à leur rencontre, sur les lieux d’exploitation.

Le premier d’entre eux à Boulogne-sur-Mer est l’immense zone de Capécure, le pôle leader européen du traitement et de la transformation du poisson.

5.000 salariés permanents y travaillent quotidiennement, soutenus par un « réservoir » [1] d’au moins 500 intérimaires.

Mowi : la discrimination

« Toutes les entreprises utilisant les intérimaires ne sont pas malhonnêtes, précise Christophe Hagneré, secrétaire de la CGT-Marée, mais il y en a qui jouent avec la complicité d’agences d’intérim de la misère des gens ».

Parmi elles, le Norvégien Mowi, ex-Marine Harvest qui, malgré des contrats de 35 h, impose des périodes travail de 17h et 20h, les intérimaires se retrouvant ensuite 18h à 15h au chômage non payé par l’entreprise ou par leur boîte intérimaires.

Une pratique illégale qui s’ajoute à des salaires limités au Smic. Une obligation de la loi, prétend Mowi, mensongère puisque la rémunération mensuelle minimale garantie (Rmmg) spécifique à l’intérim l’impose comme salaire minimum en précisant qu’il peut être plus élevé.

Pour les syndicalistes, c’est d’autant plus inacceptable chez Mowi que le taux horaire minimum dépasse largement le Smic. « C’est de la discrimination alors qu’intérimaires ou permanents, c’est le même travail qui est réalisé. Et c’est méprisant  ! » dénonce la CGT-Interim qui demande que les mécanismes de contrôle soient renforcés et les droits des travailleurs intérimaires respectés.

Notes :

[1Réservoir : le terme est celui de la Communauté d’agglomération du Boulonnais.

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