Porté par Patrick Martin, ce contrat pourrait être rompu sans motif pendant plusieurs années, avec des droits qui monteraient progressivement. Autrement dit, un CDI à géométrie variable, réservé aux moins de 25 ans, dans lequel la stabilité devient un horizon lointain plutôt qu’un droit immédiat. Le président du Medef invoque les 1,4 million de jeunes ni en emploi, ni en études, ni en formation et répète qu’il faut « faire travailler tous ces jeunes ». Une formule révélatrice d’une vision strictement utilitariste de la jeunesse, réduite à un stock de main-d’œuvre disponible.
Face à une économie en panne et à des entreprises sous tension, le patronat cherche à élargir encore le champ de la flexibilité. Les jeunes deviennent la variable d’ajustement idéale : moins protégés, moins syndiqués, plus exposés au chantage à l’emploi.
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