Loin d’une simple liste de doléances techniques, il s’agit d’un véritable projet visant à défendre le sport comme service public et outil d’émancipation, dans un contexte marqué par les coupes budgétaires et la menace grandissante de l’extrême droite.
Une « vieille dame de plus de 90 ans » qui tient toujours debout
Pour la FSGT, le sport est éminemment politique. Thomas Valle, coordinateur général de la fédération, a tenu à rappeler les racines profondes de cette organisation qui compte aujourd’hui 200 000 licenciés. Il a souligné que la FSGT est née en 1934 de la fusion de deux fédérations sportives ouvrières qui avaient décidé de s’unir « devant les menaces de fascisme et de guerre en Europe ». Cette genèse explique le positionnement unique de la fédération qui, par son histoire internationaliste, a pris une part active aux olympiades populaires de Barcelone en 1936 contre les Jeux de Berlin, a lutté contre l’apartheid sud-africain et a joué un rôle actif dans les actions de solidarité avec le peuple palestinien.
Ce rappel historique n’avait rien d’anecdotique pour les intervenants, qui dressent un parallèle inquiétant avec la période actuelle. Face à la résurgence des idées…