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« Flotte fantôme »

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Mise à jour le 12 décembre 2025
Temps de lecture : 2 minutes

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Russie Guerre Macron

Qui ça ? Le pétrolier de la « flotte fantôme » russe dont on nous a rebattu les oreilles pendant trois jours ? Non ! Macron !

Toujours à la recherche d’un coup d’éclat, l’hôte de l’Élysée, qu’il prend de plus en plus pour son GQG (grand quartier général), avait fait arraisonner, par la gendarmerie maritime — armée jusqu’aux dents et bien entendu devant les caméras — un pétrolier battant pavillon béninois, le Boracay, dont le capitaine et le second sont des citoyens de la République populaire de Chine.

Perdu dans son hystérie russophobe et pressé de jouer à la bataille navale, Macron voyait dans ce navire un bâtiment de ce que l’OTAN a baptisé « la flotte fantôme » russe, censée contourner les sanctions en acheminant du pétrole aux clients de Moscou.

De plus, les Occidentaux soupçonnaient le Boracay d’avoir servi de plateforme de décollage à des drones — encore aujourd’hui non identifiés — qui auraient, sans preuve, survolé le Danemark, la base de Mourmelon en France, Munich et on ne sait quoi encore. Grâce à la formule magique « célérusses », on a pu déterminer, mieux qu’avec l’IA, que ces engins avaient été envoyés par Poutine, le grand manitou.

Bref, il était urgent d’arraisonner le pétrolier, qui mouillait à 40 km des côtes françaises, c’est-à-dire dans les eaux internationales, au prétexte qu’il n’avait pas « obtempéré » aux sommations dont on n’est pas certain qu’elles aient jamais été faites.

Le 3 octobre, le Boracay reprenait sa route, ses capitaines chinois aux commandes. Trois jours après, l’éclatante victoire de nos troupes de marine, propre à élever Macron au rang d’un Nelson, n’était que le « coup de Trafalgar » — cette fois, pour lui.

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