C’est pour ce mardi 20 janvier. Le Premier ministre va activer l’article 49.3 de la Constitution. Il va le faire à trois reprises, devant les députés, pour faire adopter le budget : pour la partie « recettes » ce mardi, pour le volet « dépenses » et, après un passage devant le Sénat, pour faire adopter définitivement le texte par l’Assemblée nationale. L’affaire devrait être pliée mi-février.
Sébastien Lecornu, qui avait le choix entre ordonnance budgétaire et 49.3, a donc opté pour la seconde solution. Le recours à l’ordonnance n’aurait pas permis de retenir les amendements adoptés en lecture initiale avec, donc, un retour au texte initial. Le risque, pour le chef du gouvernement, était la censure promise, notamment, par le Parti socialiste, soit le renversement du gouvernement.
Or, le PS s’accommode de ce qu’il a obtenu : la généralisation du repas étudiant à 1 euro, la création de 2 000 postes dans l’Éducation nationale, l’augmentation de la prime d’activité, la surtaxe sur les bénéfices de 300 grandes entreprises. Exit, pour les socialistes, les 13 milliards de coupes budgétaires inscrits dans le budget ?
Le Premier ministre a pris sa décision de recourir au 49.3 avec « regret et un peu d’amertume », dit-il. Ce mardi, les groupes LFI et RN promettent de censurer, le socialiste Jérôme Guedj promet le contraire. Comme l’avait déjà fait son collègue, président du groupe PS à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud.