Malgré un rappel à l’ordre du Conseil d’État, la menace reste entière : c’est la criminalisation de la contestation sociale et de la solidarité internationale qui se joue aujourd’hui.
Le contenu de cette loi
Au cœur de cette offensive réactionnaire se trouve Bernard Quintin, ministre de la Sécurité et de l’Intérieur issu des rangs du Mouvement Réformateur (MR). Ce fidèle serviteur de la Belgique imaginée par le président du MR, Georges-Louis Bouchez, porte un avant-projet de loi qui marque un glissement dangereux du pouvoir judiciaire vers l’exécutif.
Concrètement, la « loi Quintin » ambitionne d’octroyer au Conseil des ministres le pouvoir exorbitant d’interdire administrativement des associations, des sociétés et des groupements, dans le cas où ces derniers, je cite, « effectuent ou soutiennent de manière substantielle, répétée ou organisée un certain nombre de faits constituant une menace grave ou actuelle pour le pays ». Le texte prévoit des sanctions pénales lourdes, allant de six mois à trois ans de prison pour quiconque continuerait à participer aux activités d’une organisation ciblée, transformant ainsi des militants en délinquants.
Un coup de force dénoncé
La…