Publié sous l’image des drapeaux croisés de la France et de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), le texte de la déclaration est court. Mais il se distingue par le choix sémantique et la précision politique.
Dès les premières lignes, les deux organisations dénoncent « Le gouvernement d’extrême droite [qui] veut détruire tout espoir d’émancipation du peuple palestinien. » Souvent employé avec de puissantes pincettes, quand il n’est pas rejeté violemment par les partis politiques français, les associations, et la plupart des médias, le terme « génocide » apparaît ici sans détour. Le texte dénonce dans la foulée « la politique d’épuration ethnique de l’armée et des colons israéliens en Cisjordanie et à Jérusalem-Est occupées. »
Réaffirmant le droit des peuples à l’autodétermination et leur volonté d’une solution à deux états, le Parti communiste français et l’Organisation de libération de la Palestine énumèrent neuf exigences en application des résolutions de l’ONU. Parmi celles-ci : un cessez-le-feu immédiat et permanent, la mise en jugement des criminels de guerre, en application de l’arrêt de la CPI, la reconnaissance par la France et l’Union européenne de l’État de Palestine sur la base des frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale, la libération des prisonniers politiques palestiniens et des otages israéliens, le démantèlement de toutes les colonies israéliennes et la fin de l’occupation.
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Une campagne large de solidarité
Enfin, le PCF et l’OLP s’engagent dans la « construction d’une campagne large de solidarité à l’échelle européenne et française pour la réalisation des droits nationaux du peuple palestinien. » Président du groupe AFPS de Calais, Jean-Jacques Triquet se réjouit de cette initiative. Concernant les termes de « génocide » et « politique d’épuration ethnique », il « faut appeler un chat, un chat », commente-t-il. « Pour le public auquel nous nous adressons au cours de notre mobilisation, précise-t-il, nous parlons ’’massacres et ’’extermination’’. Et comment nier une ’’épuration’’ et un ’’génocide’’quand l’armée israélienne tue des enfants et détruit les lieux culturels, les cimetières, la mémoire d’un peuple ?... » Quant aux acteurs et responsables de cette guerre atroce, Jean-Jacques Triquet tient aussi à citer les 4 000 volontaires franco-israéliens partis se battre à Gaza et participer ainsi au génocide.
Pour lui, il est urgent de cesser la guerre, de désarmer les colons et de reprendre les terres volées aux Palestiniens. En attendant, insiste-t-il, l’AFPS poursuit son travail de soutien et de solidarité. « Il faut du collectif, il faut du concret avec des dons et de l’envoi de matériel ». C’est le cas avec la collecte et l’envoi de prothèses avec le concours de l’association palestinienne de New Ascar qui a été reçue à Calais.