Les enfants subissent de plein fouet les conséquences des conflits : blessures physiques, privations extrêmes et traumatismes psychologiques durables. Ces violences, répétées et systémiques, affectent leur développement émotionnel et cognitif, ce qui compromet directement leur avenir.
Des zones de souffrance extrême
À Gaza, la situation est dramatique : depuis octobre 2023, 17 000 enfants ont été tués, 26 000 sont devenus orphelins, et un million ont été déplacés. L’éducation, pilier de l’avenir, est systématiquement ciblée. Plus de 659 000 enfants sont éloignés des bancs de l’école, renforçant une crise humanitaire qui menace de produire une génération traumatisée à vie.
Au Liban, les offensives israéliennes ont déplacé 140 000 enfants fin 2023. Dans ce climat de peur omniprésente, tous les établissements scolaires sont fermés, laissant 1,5 million d’écoliers sans instruction.
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Au Soudan, la guerre civile a forcé 4,6 millions d’enfants à fuir, c’est la plus grande crise de déplacement d’enfants au monde. Près de la moitié des enfants soudanais sont gravement sous-alimentés, mettant leur survie en péril chaque jour.
En Afrique de l’Ouest et centrale, les conflits récurrents ont entraîné la fermeture de milliers d’écoles, privant des millions d’enfants de leur droit à l’éducation. Rien qu’au Burkina Faso, plus de 800 000 enfants ne peuvent plus aller à l’école en raison de l’insécurité.
Protéger l’avenir, une urgence mondiale
Partout, l’impact de la guerre sur les enfants est dévastateur. Lorraine Schneider, artiste visionnaire, avait raison en 1965 lorsqu’elle affichait : « La guerre n’est pas saine pour les enfants et les autres êtres vivants. » Cette réalité persiste aujourd’hui.
Les enfants, porteurs d’espoir pour demain, ne peuvent être abandonnés aux souffrances présentes. Protéger leur droit à la vie, à l’éducation et à un développement harmonieux n’est pas une option mais une obligation morale et politique. Il est temps que les engagements internationaux cessent d’être des mots vides pour devenir des actes concrets. Chaque jour d’inaction condamne davantage notre avenir commun.