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Adam Radosavljevic/shutterstock
Violation du droit international

L’Union européenne étudie des sanctions contre Israël

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Mise à jour le 7 août 2024
Temps de lecture : 3 minutes

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Palestine Israël

Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont décidé à l’unanimité lundi de convoquer un conseil d’association avec Israël afin de discuter du respect de ses obligations en matière de droits de l’homme dans le cadre de l’accord commercial UE-Israël. Au vu de la détérioration des droits humains à Gaza et de la violation du droit international, l’UE étudie des sanctions contre Israël.

« Il y avait un consensus très clair sur la nécessité de faire respecter les institutions juridiques humanitaires internationales », a déclaré le ministre irlandais des Affaires étrangères Micheál Martin à l’issue du Conseil des affaires étrangères. « Pour la première fois lors d’une réunion de l’UE, j’ai vu de manière réelle des discussions importantes sur les sanctions », a déclaré le ministre irlandais. « L’une des conclusions était de convoquer une réunion du Conseil d’association UE-Israël pour faire part de nos graves préoccupations et chercher à obtenir d’Israël une réponse en termes de respect des ordonnances de la Cour ».

Un signal fort

Rappelons que la Cour internationale de Justice a ordonné vendredi dernier à Israël de suspendre immédiatement son offensive militaire à Rafah, d’ouvrir le terminal de Rafah et d’autoriser l’accès aux missions internationales d’établissement des faits. Le chef de la politique étrangère de l’UE, Josep Borrell, a apporté son soutien à la CIJ, dont le procureur demande un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. Borrell s’est dit «  horrifié » par les frappes sur Rafah, réclamant qu’elles cessent « immédiatement ». « Tout le monde est d’accord pour dire que les décisions de la Cour internationale de Justice sont obligatoires et qu’elles doivent être mises en œuvre  », a affirmé M. Borrell, après l’ordre donné par cette Cour à Israël de cesser « immédiatement » son offensive à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza.

Réagissant à la décision de convoquer un conseil d’association, la ministre belge des Affaires étrangères, Hadja Lahbib, a déclaré qu’il s’agissait d’un «  signal fort  ». Et d’ajouter « Nous devons veiller à ce que nos règles et nos valeurs soient respectées par tous, et surtout par nos partenaires comme Israël  ». L’Espagne et l’Irlande avaient demandé conjointement, fin février, à la Commission européenne d’examiner le respect par Israël des droits humains, conformément à l’accord d’association en vigueur.

Et la France

L’armée israélienne a poursuivi ses bombardements ce weekend sur Rafah malgré l’ordonnance de la Cour internationale de Justice. Lundi, des responsables palestiniens ont accusé Israël d’avoir bombardé un centre pour personnes déplacées près de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, tuant au moins 45 personnes.

L’Irlande et l’Espagne, toutes deux membres de l’UE, ainsi que la Norvège, ont décidé de reconnaître l’État de Palestine à compter de ce mardi 28 mai. «  La reconnaissance de l’État de Palestine est une question de justice pour le peuple palestinien  », a insisté, lundi, à Bruxelles, le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, aux côtés de ses homologues irlandais et norvégien.

En incluant l’Espagne, l’Irlande et la Norvège, l’État de Palestine est désormais reconnu par 145 pays sur les 193 États membres de l’ONU, selon un décompte de l’Autorité palestinienne. En Europe, ils ne sont pas les premiers pays à avoir engagé ce processus, mais espèrent que cette initiative pourra amener d’autres États à les rejoindre, notamment la France, comme le demande depuis des années le PCF.

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