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©Philippe Allienne
Palestine

L’indignation après le massacre de l’armée israélienne contre des civils, à Rafah

Accès libre
Mise à jour le 7 août 2024
Temps de lecture : 2 minutes

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Palestine Israël

« Une erreur tragique ». C’est ainsi que Benyamin Netanyahou qualifie la frappe et le massacre commis, lundi matin, sur le camp de personnes déplacées de Barkasat, au nord-ouest de Rafah (dans le sud de la bande de Gaza). Cette « erreur », qui ressemble plutôt à un nouveau crime de guerre, a provoqué au moins 45 morts et 249 blessés civils, victimes de missiles israéliens. Ceux-ci ont visé, assure le Croissant rouge palestinien, un site que l’armée israélienne avait elle-même désigné comme une « zone humanitaire ».

Lundi soir, à Lille, un rassemblement, initialement prévu place de la République, a dû se déplacer dans le quartier populaire de Wazemmes, la préfecture ayant indiqué l’indisponibilité de la place en raison d’une manifestation commerciale. L’appel au rassemblement avait été lancé par l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) et un peu plus d’une douzaine d’organisations et partis politiques.

Comme à Paris, les manifestants ont dénoncé un massacre où des civils palestiniens, dont des enfants, ont été brûlés vifs sous leurs tentes de réfugiés. Une participante a lu, dans sa version arabe et française, le poème « Je résisterai » du Palestinien Samih al-Qâsim (1939-2014).

Sur les banderoles, on pouvait lire des appels au boycott d’Israël, contre la colonisation, l’occupation militaire et l’apartheid. D’autres dénonçaient le « génocide » et la complicité de la France. Mireille Gabrelle, responsable régionale de l’AFPS, arborait une clé symbolisant la revendication du retour au pays des Palestiniens victimes de la Nakba de 1948.

Le massacre a généré une vague d’indignations dans le monde. Ce mardi après-midi, le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir pour discuter de la situation à Rafah.

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