Le conflit israélo-palestinien atteint un point de rupture historique. Des accusations graves, émanant de l’ONU, d’ONG comme Oxfam et Human Rights Watch, et de procédures juridiques internationales, qualifient les actions israéliennes à Gaza de crimes de guerre et de génocide. Le pape François a, lui aussi, brisé le silence, en dénonçant publiquement une situation qu’il juge alarmante. Dans un récent livre, le souverain pontife a évoqué les témoignages d’experts internationaux affirmant que les événements à Gaza correspondent aux critères du génocide définis par le droit international.
Cette prise de position marque un tournant dans le discours du Vatican sur le conflit, rappelant l’urgence d’une solution humanitaire et politique.
Une destruction méthodique
Oxfam rapporte une réduction de 94 % de l’accès à l’eau potable dans la bande de Gaza. Des frappes qualifiées de « chirurgicales » auraient détruit des infrastructures essentielles comme des réservoirs et des stations d’épuration, aggravant la crise. L’organisation dénonce une stratégie délibérée visant à utiliser la soif comme arme de guerre. Human Rights Watch accuse également Israël d’avoir détruit des infrastructures civiles de manière systématique, rendant Gaza « inhabitable ». Ces démolitions touchent les hôpitaux, écoles et habitations, laissant des millions de personnes sans abri ou ressources vitales.
L’organisation souligne que 90 % de la population de Gaza a été déplacée en raison d’ordres d’évacuation massifs. Ces déplacements, loin de garantir la sécurité des civils, les exposent davantage aux dangers. La destruction des zones dites « sûres » et les attaques sur les convois d’évacuation renforcent les accusations de punition collective.
Une procédure judiciaire historique
L’Afrique du Sud, soutenue par plusieurs pays, a intenté une procédure pour génocide contre Israël devant la Cour internationale de justice. Ces actions reposent sur des faits présumés de violences intentionnelles contre la population de Gaza, assimilables à une tentative d’éradication systématique.
Philippe Lazzarini, commissaire général de l’UNRWA, décrit une « guerre génocidaire » et accuse Israël d’obstruction délibérée des opérations humanitaires. L’agence, essentielle pour fournir éducation et soins de santé à des millions de réfugiés, risque une paralysie en raison de pressions politiques et financières. Les rapports alarmants des ONG et de l’ONU, renforcés par les déclarations du pape François, suscitent des tensions géopolitiques. Les États-Unis et Israël réfutent les accusations, dénonçant une campagne de désinformation. Pourtant, ces alertes mettent en lumière une crise humanitaire d’une ampleur sans précédent.