Dans le contexte de tensions énergétiques et les offensives récentes des États-Unis contre les Houthis, ce détroit incarne les risques d’une escalade régionale aux larges répercussions.
Un « détroit pétrolier »
Le détroit d’Ormuz représente 20 à 30 % du pétrole mondial. Cela représente, par jour, 21 millions de barils, en provenance d’Arabie saoudite, du Qatar, des Émirats arabes unis, d’Iran, du Koweït, et d’Irak. Le Qatar, premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL), dépend à 100 % de ce détroit pour ses livraisons vers l’Europe et l’Asie.
Depuis les années 2010, les Houthis ont prouvé leur capacité à perturber la navigation du détroit de Bab el-Mandeb. Face à l’offensive dévastatrice d’Israël après le 7 octobre, les Houthis ont apporté leur soutien à la résistance palestinienne en jouant sur les leviers stratégiques énormes que sont les détroits d’Ormuz et de Bab el-Mandeb. Ils ont attaqué des navires commerciaux des principaux alliés d’Israël et donc en priorité les navigations américaines.
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