La manœuvre est désormais bien connue. Ce chantage commercial permanent opéré par Washington crée quelques tensions chez ses « alliés ». Du côté des « rivaux systémiques » pointés par la Maison-Blanche, l’effet recherché est loin d’être garanti. En brandissant une nouvelle fois l’arme douanière, le président américain prend surtout le risque de réengager un bras de fer frontal avec la Chine, dans un contexte international profondément transformé.
Un chantage commercial qui vise bien au-delà de l’Iran
En se proclamant « défenseur des manifestants iraniens », Donald Trump sait pertinemment que son soutien n’est pas un cadeau. Pas davantage que l’effort de communication déployé autour du clan Pahlavi. Comme l’écrivait Dominique Watrin dans nos colonnes, « la dynastie Pahlavi est à jamais discréditée par la répression sanglante infligée à ‘’son’’ peuple, comme par son alignement inconditionnel sur les États-Unis, qui en avaient fait le gendarme du Moyen-Orient. Le peuple n’oublie pas si facilement la trahison ».
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