Le 9 octobre 2024, la Fondation Hind Rajab, une organisation belge de défense des droits humains, a déposé une plainte inédite devant la Cour pénale internationale (CPI) contre 1 000 soldats israéliens. Ils sont accusés de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide, perpétrés durant l’offensive israélienne à Gaza.
Un tournant juridique
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Cette plainte repose sur plus de 8 000 éléments de preuve, dont des vidéos, des enregistrements audio et des documents médico-légaux. Ces preuves démontrent la participation directe des soldats aux attaques systématiques contre des civils, causant la mort ou la blessure de plus de 150 000 Palestiniens. La Fondation accuse également Tsahal d’avoir ciblé des infrastructures civiles telles que des écoles, des hôpitaux et des mosquées, ainsi que d’avoir bloqué l’accès à des ressources essentielles comme l’eau et la nourriture.
Pour la mémoire et la justice
La plainte tire son nom de Hind Rajab, une fillette de 6 ans tuée avec plusieurs membres de sa famille lors d’un bombardement en janvier 2024.
La Fondation appelle à l’émission de mandats d’arrêt contre les responsables israéliens et espère que cette action en justice renforcera les efforts du procureur de la CPI, Karim Khan, déjà engagé dans des enquêtes contre Benjamin Netanyahu et Yoav Gallant.
Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large de documentation des crimes de guerre pour les générations futures. La plainte identifie par nom les soldats impliqués, y compris des ressortissants américains, français, canadiens et britanniques, et appelle à une mobilisation internationale pour garantir que justice soit rendue.