La Serbie continue de recevoir la quasi-totalité de son gaz naturel en provenance de Russie, à un prix sensiblement inférieur à ceux pratiqués sur les marchés. Cette prolongation, négociée dans l’urgence, n’est pas un choix stratégique, mais un sursis, destiné à garantir l’approvisionnement hivernal des ménages et de l’industrie.
Cette situation illustre la dépendance structurelle de la Serbie, pays enclavé, dépourvu d’accès direct aux terminaux GNL et dont l’ensemble de l’infrastructure gazière est historiquement orienté vers l’Est. Une dépendance qui n’a jamais causé la moindre difficulté, jusqu’à la récente extrême politisation des approvisionnements énergétiques. À défaut d’alternatives crédibles à court terme, Belgrade n’a d’autre option que de négocier au mois le mois, sous la menace permanente d’un étranglement énergétique
En sanctionnant NIS, les États-Unis font monter la pression
Ce sursis gazier intervient alors que les États-Unis ont imposé des sanctions extraterritoriales contre la compagnie pétrolière serbe NIS, majoritairement détenue par l’entreprise russe GazpromNeft. Ces sanctions visent directement le cœur du système énergétique national : NIS exploite…