Après un report en 2024 dû à une inflation trop élevée, la Banque centrale européenne et la Commission européenne ont estimé que la Bulgarie respectait, en 2025, les critères de convergence (ratio dette/PIB, déficit/PIB, taux d’inflation, taux d’intérêt, adhésion au mécanisme de change européen). Le feu vert de l’ensemble des ministres des Finances de la zone euro a été donné en juillet dernier.
Après des années d’austérité, la Bulgarie obtient le feu vert
Pour respecter les critères économiques et obtenir ce feu vert, la Bulgarie a dû mettre en place des politiques d’austérité successives, entériner des trajectoires de déficit très strictes et s’engager dans les inévitables « réformes structurelles ».
Les politiques d’austérité et de convergence imposées en Bulgarie dans la perspective de l’entrée dans la zone euro se sont traduites par des effets économiques et sociaux profonds. La Bulgarie est marquée par une démographie en déclin et une fuite des jeunes générations vers l’Ouest : la population a diminué d’environ 10 % en une décennie, avec un vieillissement important et une projection de chute continue d’ici 2050, limitant la capacité productive et accentuant les pressions…