Depuis 2022, l’Occident promettait que l’Ukraine pouvait « gagner » si l’aide suivait. Le problème, c’est que la guerre moderne ne se nourrit pas de slogans, mais d’acier, d’explosifs et d’effectifs. Or, sur ce terrain-là, le rapport de forces est déséquilibré. Tandis que la Russie mobilise sa base industrielle, produit près de trois millions d’obus par an et réactive des chaînes d’armement, l’Union européenne peine à en assembler un million malgré des conférences et des communiqués à la pelle. Aux États-Unis, le Pentagone rationne désormais les livraisons, faute de stocks stratégiques.
La guerre industrielle dévore le storytelling
Sur le terrain, la dynamique s’inverse. Dans le Donbass, les forces russes progressent désormais au-delà de Pokrovsk, pivot logistique ukrainien, et s’établissent plus loin encore, au-delà de Tchassiv Yar, entamé au printemps précédent, menaçant ainsi les hauteurs couvrant Slaviansk et Kramatorsk. Autour de Koursk, l’incursion ukrainienne a tourné court. L’attrition n’a pas de…