L’affaire concerne le 26ᵉ régiment de parachutistes, basé à Zweibrücken, près de la frontière française. Selon plusieurs enquêtes de la presse allemande, confirmées par l’état-major, des dizaines de soldats sont mis en cause pour des comportements « incompatibles avec les principes démocratiques officiellement défendus par la Bundeswehr ».
Une violence structurée, pas des dérapages isolés
Les témoignages décrivent un climat de brutalité institutionnalisée. Bizutages violents lors des remises d’insignes, humiliations sexuelles, propos misogynes, menaces de viol, fascination assumée pour les symboles et références nazies. Dans certains rituels, les recrues étaient contraintes de frapper violemment un insigne métallique contre leur poitrine, jusqu’au saignement, sous peine d’exclusion sociale. Les femmes ont été les premières cibles de ces pratiques.
Longtemps, la hiérarchie a fermé les yeux. Pire, certaines plaignantes ont été mutées, tandis que les soldats incriminés restaient en poste. Ce n’est qu’en 2025, sous la pression politique et…