Trois journées de rencontres et d’événements publics au cours desquelles Paris a porté une vision des plus audacieuses et des plus transformatrices : celle d’un dialogue des civilisations au service de la fraternité universelle, riche de réponses concrètes aux demandes de notre temps.
C’est lors de cette rencontre que pour le président français, Emmanuel Macron, l’Europe devrait reconsidérer ses relations avec la Russie dans l’intérêt de la paix sur le continent.
« L’Europe devrait tenir compte de sa réalité géographique et revoir les relations avec la Russie à l’avenir », a déclaré le président français, lors de la conférence. Le discours a été diffusé sur la page X de l’Élysée.
« Il nous faut être suffisamment imaginatifs pour penser la paix demain, une paix en Europe sous une nouvelle forme. Il est nécessaire de tenir compte de la réalité géographique de l’Europe qui ne se limite ni à l’UE ni à l’OTAN. Nous devons réfléchir à une nouvelle forme d’organisation de l’Europe et repenser notre rapport à la Russie à l’avenir, tout comme la paix sur ce continent », a déclaré le dirigeant français, demandant à aussi penser « la réconciliation avec les Balkans ».
« Nous avons à bâtir un nouvel ordre international », a-t-il, par ailleurs, souligné.
« Il nous faut, pour imaginer la paix, imaginer un ordre permettant de penser tout ensemble : les questions de paix, de guerre, les questions de développement, les questions technologiques, les questions de climat et de planète », a-t-il continué.
Emmanuel Macron a donné sa définition de la paix : « La paix est possible qu’au moment où chacun où chacune des deux parties dans la guerre comprend qu’il va falloir trouver un chemin de coexistence et de reconnaissance. C’est-à-dire que dans un espace donné, avec les impuretés évoquées, rien ne sera parfait, je vais reconnaître le droit à vivre de celui qui a été jusque-là mon ennemi, sa possibilité d’être ».
« Nous avons imaginé l’Europe qui est la création la plus inédite qui soit, une façon politique, non hégémonique, bâtissant la paix, la prospérité », a, en outre, tenu à assurer le président français.