Cette question est cruciale, car contrairement au G7, le moteur des BRICS+ [1] repose principalement sur l’économie industrielle, avec une expansion notable dans les secteurs des services, tels que l’électricité et les télécommunications.
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Dans cette dynamique de développement, la question des ressources naturelles se pose, incluant le gaz et le pétrole, ainsi que les métaux comme le lithium, le cobalt ou le nickel. Au sujet de ces matières premières, les BRICS+ ont un poids qui varie de 45 % à 70 % dans les exportations globales de ces métaux et hydrocarbures. Aussi, les pays qui composent les BRICS+ jouent un rôle important dans la croissance économique mondiale. Il y a sur la croissance économique des BRICS+ l’effet masse de la Chine qui pèse environ 18 % du PIB mondial et qui continue de croître autour des 4 % à 5 % tous les ans. Ce poids de la Chine a un effet traction sur le développement économique mondial.
L’Inde en plein boom économique
Mais, dans la dynamique des BRICS+, il faut aussi se pencher sur l’Inde qui a dépassé en 2008-2009 le Japon. Aujourd’hui, le PIB de l’Inde représente près de 8 % du PIB mondial.
Dans ce concert de développement, d’autres facteurs peuvent booster la croissance des BRICS+. En effet, on peut penser que des pays en demande d’adhésions comme l’Indonésie ou la Malaisie et pourquoi pas d’ici à quelques années le Vietnam, vont encore renforcer cette dynamique. Pour comprendre ce qui se passe, il faut prendre en compte la croissance cumulée de 2021 à 2024 de l’Union européenne qui n’est que de 7 % et que celle des pays du G7 est de l’ordre de 8,5 %. De l’autre, la croissance cumulée mondiale est de 115 % et celle de l’ASEAN (Association des nations de l’Asie du Sud-Est) Philippines, Indonésie, Malaisie, Singapour, Thaïlande, Vietnam, Laos… est supérieure à 120 %.
Le basculement du monde
Les BRICS+ sont devenus symptôme et acteur du basculement du monde à travers la période qui va de la crise des subprimes en 2008 jusqu’à la guerre en Ukraine. Ces pays ne supportent plus les leçons et l’hypocrisie constante du G7. Pour les BRICS+, l’incapacité des États-Unis et de ses serviles alliés à gérer les affaires du monde n’est plus concevable.
Autre point important, la période de 2012 à 2016, qui voit les États-Unis faire du dollar une arme politique ; au départ contre l’Iran, puis contre Cuba et le Venezuela. Dans une folie impériale, contre tous ceux qui n’appliquent pas les décisions américaines, s’appliquent ce qu’on appelle l’extraterritorialité du dollar et son régime de sanctions.
Nous ne sommes qu’au début du basculement économique du monde où le G7 décline alors que les BRICS montent en puissance.