Le diagnostic est simple. Dans un monde fragmenté, durci par les normes climatiques, la traçabilité et les tensions géopolitiques, l’avantage comparatif qui profitait au pays s’érode. Si le Vietnam veut passer de l’assemblage à la conception, des composants aux logiciels industriels, il lui faut une base électrique solide, fiable, extensible, et surtout compétitive. L’électricité n’est pas un secteur parmi d’autres. C’est « l’artère vitale » de l’industrie moderne, comme l’écrivent eux-mêmes les autorités du pays.
Une croissance plus exigeante que les décennies précédentes
Des experts évoquent plusieurs trajectoires pour 2026-2030, du scénario « central » autour de 6,5 à 7,5 % jusqu’à l’hypothèse d’une croissance à deux chiffres. Mais la question n’est plus seulement la vitesse. C’est la capacité à produire davantage de valeur avec moins de ressources, tout en encaissant les chocs externes. Ce qui renvoie immédiatement à deux leviers concrets. L’investissement public dans les infrastructures, d’abord, au premier rang desquelles l’énergie et les réseaux. La productivité, ensuite, qui suppose un saut sur les qualifications, l’ingénierie, la formation continue.