Résultat : les taux d’intérêt sur la dette japonaise montent vite et font planer le risque d’un choc global.
Une politique « à la Liz Truss » qui heurte les marchés
La crise ne vient pas de nul part. Dans sa campagne, Sanae Takaichi propose d’augmenter les dépenses publiques pour soutenir les ménages — suspension de la taxe sur les produits alimentaires, aides ciblées, relance de la consommation. Pour beaucoup de Japonais, c’est du concret après des années de stagnation salariale et de hausse des prix. Mais cette orientation heurte directement l’agenda des marchés, dont la boussole n’est ni le pouvoir d’achat ni la cohésion sociale, mais la défense des équilibres financiers et du service de la dette.
Dès lors, la mécanique est bien connue : la politique budgétaire tournée vers les ménages se transforme en cible pour les marchés, qui réagissent par des ventes massives d’obligations afin de renchérir le coût de financement de l’État. Autrement dit, l’attaque n’est pas idéologique, elle est…