La qualité, la confiance et la mémoire historique pèsent désormais autant que les volumes échangés. La Chine se tourne maintenant vers l’Espagne pour certains produits de la mer.
Tokyo durcit le ton, Pékin ferme le marché
Depuis plusieurs mois, Tokyo multiplie les déclarations désignant la Chine comme une « menace stratégique », tout en affirmant que la sécurité nationale japonaise serait indissociable de celle de Taïwan. Cette rhétorique s’accompagne d’exercices militaires conjoints avec les États-Unis, d’une augmentation massive du budget de la défense et d’une remise en cause progressive de la doctrine pacifiste issue de l’après-guerre.
Avant la décision, la Chine importait près de 560 millions de dollars par an de produits japonais, essentiellement des produits haut de gamme – thon rouge, coquilles Saint-Jacques, oursins – destinés à la restauration de luxe et à une consommation crue. Des cargaisons ont été bloquées, des produits frais refoulés et plusieurs ports japonais spécialisés ont subi un choc immédiat.
Du point de vue de Pékin, la…