Le Venezuela vient de dénoncer dans un communiqué une « très grave agression militaire » des États-Unis contre son territoire. Plusieurs explosions ont été entendues à Caracas et dans les États de Miranda, Aragua et La Guaira. Des zones civiles et militaires ont été touchées, tandis qu’une importante panne d’électricité a affecté le sud de la capitale, à proximité d’une base stratégique.
Un responsable américain a reconnu auprès de Reuters que les États-Unis menaient bien des frappes à l’intérieur du Venezuela, sans fournir plus de détails. La Maison Blanche a refusé tout commentaire officiel, tandis que le Pentagone s’est retranché derrière la présidence.
Donald Trump avait multiplié ces derniers jours les déclarations menaçantes, évoquant ouvertement la possibilité d’opérations terrestres et affirmant que les « jours » de Nicolás Maduro étaient « comptés ». Depuis l’été, un déploiement naval massif américain est à l’œuvre dans la mer des Caraïbes. Dans son communiqué, le gouvernement vénézuélien affirme que l’objectif réel de Washington est de forcer un changement de régime et de mettre la main sur les immenses réserves de pétrole et de ressources minières du pays.
Sur le plan régional, les réactions ne se sont pas fait attendre. Le président colombien Gustavo Petro a condamné une attaque « aux missiles » contre Caracas et réclamé la convocation immédiate de l’Organisation des États américains et de l’Organisation des Nations unies. Même réaction du côté de Cuba, où son président Miguel Díaz-Canel parle « d’agression criminelle ».
Après des années de sanctions, d’asphyxie économique et de menaces ouvertes, les États-Unis franchissent désormais un pas supplémentaire en recourant ouvertement à la force armée contre un État souverain. En violation flagrante du droit international, Washington s’arroge le droit de bombarder un pays, de terroriser sa population et de piétiner la souveraineté d’un peuple pour défendre ses intérêts stratégiques.