« Les États-Unis d’Amérique ont mené avec succès une frappe de grande envergure contre le Venezuela et son dirigeant », a écrit Trump, avant d’indiquer que Maduro avait été capturé avec son épouse puis expulsé du pays. Une déclaration d’une brutalité assumée, qui rappelle que Washington n’avait plus mené d’intervention aussi directe en Amérique latine depuis l’invasion du Panama en 1989.
Sur le terrain, la confusion est totale. La vice-présidente Delcy Rodríguez a exigé « une preuve immédiate de la vie du président Nicolas Maduro », tandis que le ministre de la Défense Vladimir Padrino a dénoncé des frappes ayant touché des zones civiles et promis la résistance face à toute présence étrangère.
Du côté américain, l’administration Trump assume. Un responsable cité par Reuters affirme que des forces spéciales d’élite ont procédé à la capture du président vénézuélien. CBS News évoque l’intervention de la Delta Force.
Les États-Unis ont considérablement renforcé leur dispositif dans les Caraïbes depuis cet été, déployant porte-avions, navires de guerre et avions de chasse. Un « blocus » pétrolier de fait est revendiqué, alors même que le Venezuela détient les plus importantes réserves de pétrole au monde. Maduro n’a cessé de dénoncer une tentative d’accaparement de ces ressources stratégiques.
Selon un sondage Reuters/Ipsos réalisé en décembre, une majorité d’Américains s’opposaient pourtant à des frappes sans autorisation judiciaire préalable.