Le 3 janvier 2026, la capture de Maduro ouvre à Washington une fenêtre que Trump entend exploiter pour refonder le secteur pétrolier vénézuélien sous supervision américaine. Une semaine plus tard, il convoque à la Maison-Blanche les dirigeants d’ExxonMobil, Chevron, ConocoPhillips, Shell, Eni et Repsol pour les pousser à investir cent milliards de dollars dans une industrie presque à l’arrêt, avec une idée simple : reconstruire le Venezuela pour en faire un levier de domination énergétique continentale, faire baisser les prix aux États-Unis et contenir la Chine en Amérique latine.
Un projet de domination énergétique contrarié par le réel
Le schéma imaginé repose sur un système de négociation directe entre les entreprises et l’administration américaine, en contournant l’État vénézuélien, afin de gérer et de revendre le brut sur les marchés mondiaux. Ce plan repose implicitement sur l’idée que le Venezuela aurait cessé d’exister politiquement. C’est faux. Les institutions ont appliqué la Constitution, la vice-présidente Delcy Rodríguez a assumé l’intérim en cas d’« absence temporaire », l’armée a réaffirmé sa loyauté au cadre légal et PDVSA (Petróleos de Venezuela S.A., compagnie…