On sait depuis longtemps que les États-Unis font face à des vents contraires. Qu’en dépit de leurs ambitions, la majorité du monde aspire au respect des souverainetés nationales. Dès lors, chaque fois que Washington le peut, il frappe. Pour retarder l’échéance. Pour montrer qu’il reste maître du jeu. Mais on n’enraye pas une dynamique historique à coups de bombardements et de sanctions.
Puis vient la question énergétique. Le pétrole, en l’occurrence. Le Venezuela compte parmi les plus grandes réserves connues de la planète. « Restaurer la suprématie énergétique américaine — pétrole, gaz, charbon et nucléaire — et rapatrier les composants énergétiques essentiels constituent une priorité stratégique absolue », annonçait déjà la « Stratégie de sécurité nationale » publiée par Washington. Le décor est planté.
Le pétrole vénézuélien, une richesse pas comme les autres
L’essentiel des réserves du pays se concentre dans la ceinture de l’Orénoque, l’un des plus vastes bassins pétroliers du monde. Mais il s’agit majoritairement de…