L’intervention militaire menée samedi par les États-Unis constitue une déclaration de guerre aux peuples libres. Face à ce que Gustavo Petro qualifie sans détour d’enlèvement « sans base légale », la réponse de la Colombie tranche avec des décennies de soumission.
Dignité nationale contre arrogance impériale
Loin de trembler devant les menaces de Donald Trump, qui lui conseillait bassement de « faire gaffe à ses fesses », le premier président de gauche de l’histoire colombienne a réagi avec la hauteur d’un combattant.
Droit dans ses bottes et épris de franchise concernant son passé au sein du mouvement M-19, l’ancien guérillero a rappelé que si l’accord de paix de 1989 lui avait fait déposer le fusil, la défense de la patrie pourrait le contraindre à le reprendre. Cette posture de résistance s’accompagne d’une reprise en main salutaire de l’appareil militaire : le président a été clair, tout commandant préférant « le drapeau des États-Unis à celui de Colombie » doit désormais se retirer.
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