Tout commence début janvier 2026 avec l’opération « Metro Surge » [1], un déploiement de près de 2 000 agents de l’ICE [2] dans les Twin Cities, c’est-à-dire Minneapolis et Saint Paul, deux villes jumelles du Minnesota formant une même zone urbaine. Le but officiel : exécuter plus d’arrestations administratives liées à l’immigration. En clair, muscler le contrôle fédéral dans un espace métropolitain où vivent des communautés immigrées nombreuses.
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L’opération bascule le 7 janvier, quand un agent de l’ICE abat Renée Nicole Good, mère de trois enfants et observatrice légale (c’est-à-dire une citoyenne chargée de surveiller et documenter les interventions policières). L’événement provoque des protestations immédiates. Dans la rue, une multitude de pancartes proclament que l’ICE agit comme une « force d’occupation » et non comme une agence administrative.
La réaction de l’opinion est tout aussi brutale. Les sondages montrent que de plus en plus d’Américains jugent l’ICE trop agressive, et que ses actions ne visent…