Selon son porte-parole, Stéphane Dujarric, la situation humanitaire est « extrêmement préoccupante » et risque de basculer vers un effondrement pur et simple si les besoins énergétiques du pays ne sont pas satisfaits. Derrière ces mots, les pénuries massives de carburant, les coupures d’électricité à répétition, les transports paralysés, les chaînes de production désorganisées et les hôpitaux sous tension.
Cuba ne disposerait que de quelques semaines de réserves de pétrole au rythme actuel. Une vulnérabilité sciemment organisée par Washington. Donald Trump assume une stratégie de pression maximale, menaçant de sanctions et de droits de douane tout pays fournissant du pétrole à l’île.
Cette offensive n’est pas un simple durcissement conjoncturel. Elle s’inscrit dans une guerre économique de longue durée, entamée il y a plus de soixante ans, visant à asphyxier l’économie cubaine pour provoquer un changement de régime. Le blocus, qualifié d’illégal par l’écrasante majorité des États membres de l’ONU, demeure pourtant intact, malgré des décennies de résolutions exigeant sa levée.
À lire aussi
Libre et debout :
Washington veut…