Dans la nuit du 3 janvier, la Chambre constitutionnelle du Tribunal suprême de justice (TSJ) a déclaré l’« absence temporaire » du président de la République et ordonné que la vice-présidente exécutive assume immédiatement la présidence par intérim.
La structure du gouvernement préservée
Il n’y a donc pas eu de vide du pouvoir ni de rupture institutionnelle. Pas plus qu’il ne semble y avoir, pour l’heure, « d’émeutes » dans les rues de la capitale. Les procédures se déroulent dans le cadre juridique prévu. Un Conseil national de la défense a réuni l’ensemble des autorités civiles, militaires et judiciaires avant de décréter l’état d’urgence.
Les principaux dirigeants du pays appellent au calme et à la résistance. L’armée réaffirme sa loyauté à la Constitution. Le PSUV, principal parti du pays, appelle lui aussi le peuple à s’organiser dans le calme et à refuser l’agression états-unienne. Pour les autorités vénézuéliennes, la réponse s’inscrit dans le droit national et la légalité…