L’hôpital explose, l’Éducation nationale n’attire plus, les collectivités ne savent toujours pas à quelle sauce elles seront mangées, on sait que cela sera moins encore… Les maires sortants souhaiteraient pouvoir voter leur budget avant les municipales du 15 mars. À l’évidence, nous n’aurons pas toutes les données à cette date… Bref, le chaos budgétaire national met tout le monde dans l’embarras sauf peut-être les marchés financiers…
En effet, au détour d’un bulletin d’information ce matin à la radio, j’ai entendu cette petite phrase : « Les marchés financiers sont satisfaits de l’adoption enfin du budget de l’État… » Ce message interpelle, non ?
Dans les données budgétaires disponibles à ce jour, on apprend que notre pays va emprunter aux marchés financiers en 2026 la coquette somme de 310 milliards d’euros. Le record de 2024 avec 285 milliards explose, celui de 2025 avec 300 milliards est pulvérisé, 2026 sera donc encore une année faste pour les marchés financiers qui se précipitent pour acheter chaque semaine nos titres de dette. On les comprend : la France rembourse sans problèmes ses emprunts et leur verse des milliards d’euros en intérêts, 55 milliards l’an dernier, combien cette année, 60,65 ?
En fait, la seule chose que détestent les marchés c’est l’incertitude, quand ils savent que la soupe est prête ils sont sereins, très sereins !