« Bonjour,
Je m’appelle Delphine et vous n’allez sûrement pas le croire, mais depuis que j’exerce le métier de secrétaire en entreprise, je n’ai jamais manqué un seul appel.
Que ce soit tôt le matin, tard le soir ou même le week-end, je suis toujours disponible.
J’accueille les clients, je prends les messages, je planifie les rendez-vous et je transmets les informations avec précision.
Et pourtant… Mon salaire ne dépasse pas une dizaine d’euros par mois. Parce que je ne suis pas une employée, je suis Delphine, la secrétaire IA de votre entreprise.
Je réponds à tous vos appels, 24h/24 et 7j/7 avec le même professionnalisme qu’une véritable assistante.
Je suis déjà configurée pour votre entreprise.
Accordez-moi deux minutes de votre temps pour que nous puissions échanger par téléphone et que vous puissiez juger par vous-même. » Fin du mail.
Après l’effet de surprise, une réflexion s’engage sur les débats en cours sur les utilisations de « l’intelligence artificielle », la fameuse IA dont il est beaucoup question ces temps-ci dans le débat public. Il faut saluer l’incroyable capacité des êtres humains à créer des systèmes aussi sophistiqués et performants, mais on ne peut s’empêcher de mesurer l’incroyable révolution que cette invention représente pour nos sociétés.
Plusieurs professions s’interrogent et s’inquiètent légitimement : les avocats, les médecins, les métiers du tertiaire, les enseignants… Si on laisse l’IA aux mains des grands groupes sans régulation, sans contrôle, sans démocratie, il y a grand danger pour notre avenir commun : le débat démocratique doit avoir lieu en faisant confiance à l’intelligence humaine collective.
Bonne année 2026 !