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Fusion Nucléaire

Le projet ITER prend du retard

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Mise à jour le 7 août 2024
Temps de lecture : 2 minutes

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Nucléaire Énergie

Ah, la fusion nucléaire ! Une énergie propre, illimitée et sans déchets, c’est ça, la promesse d’ITER. Un projet de recherche international associant des pays représentant plus de la moitié de la population mondiale, et tout cela en France. Trente-cinq pays (Russie, Japon, États-Unis, Chine, Inde, Corée du Sud et tous ceux de l’Union européenne) s’attellent à donner un avenir viable à cette source d’énergie.

Un retard de huit ans

Si personne n’avait imaginé que reproduire sur Terre ce qui se passe naturellement dans le Soleil pour en tirer une énergie colossale et peu polluante allait se résoudre rapidement, c’est bien le directeur général d’ITER Pietro Barabaschi lui-même qui a dû jouer le rabat-joie. Lors d’une conférence de presse à Saint-Paul-lès-Durance, il annonce que le projet prend huit ans de retard et quelques milliards en plus.

Le surcoût devrait atteindre environ 5 milliards d’euros, pour un coût total déjà engagé estimé entre 20 et 40 milliards d’euros.

Après avoir découvert en 2022 que des composants essentiels du réacteur avaient des défauts de fabrication, P. Barabaschi annonce un retard de huit ans pour la production du premier plasma, crucial pour la fusion. Initialement prévue pour 2025, cette étape est repoussée à 2033. Quant à la pleine puissance du réacteur, c’est maintenant pour 2036, au lieu de 2033.

La cavalerie arrive !

Toutefois, les déboires d’ITER interviennent alors que des laboratoires universitaires, mais aussi des start-up, ont annoncé ces derniers mois des avancées significatives.

Monsieur Barabaschi se dit confiant, mais voit l’avenir du projet dans le secteur privé ; après avoir encouragé "la collaboration au niveau international afin de favoriser les investissements privés et la participation du public". Fort de son soutien réaffirmé par le G7, il déclare “qu’il faut rendre au secteur privé ce qu’on a développé avec des fonds publics.” Logique imparable.

Alors, rêve ou réalité ?

Ce projet est titanesque et emploie des milliers de travailleurs hautement qualifiés. Il est ici question d’un projet qui, par exemple, nécessite de développer des matériaux capables de résister à des températures de 150 millions de degrés. Rien que ça !

Ce projet reste alors porteur d’espoir pour ceux qui veulent surmonter les enjeux climatiques. Comme Fabien Roussel (secrétaire national du PCF) profitant d’une visite du chantier, qui soulignait l’importance de ce projet pour notre avenir énergétique. Toutefois, conscient que la route est encore longue et semée d’embûches, ce projet est à suivre avec attention.

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