Les équipes d’EDF de Framatome, d’Eiffage, d’Arabelle Solutions et des autres entreprises concernées, avec leurs dizaines de milliers de salariés, sont d’ores et déjà mobilisées. En parallèle, le ton monte entre EDF et l’État. De son côté, la CGT rappelle dans un tract que sur le terrain « chacun œuvre à redresser la situation d’une filière nucléaire autrefois mise au pilori par le moratoire sur le nucléaire civil ».
Petit retour en arrière
La France, pays de la fission, a longtemps porté haut l’étendard de son indépendance énergétique. Pionnière du nucléaire civil, elle a su, dans les années 1970 et 1980, construire un parc de centrales parmi les plus performants au monde, faisant de l’atome le pilier de son électricité. Mais depuis, le vent a tourné. Les années passent, les gouvernements se succèdent, et la filière nucléaire française, autrefois fierté nationale, semble enlisée dans des difficultés dont elle peine à se défaire.
Le coup de grâce ? La vente d’Alstom Energy à General Electric en 2015, sous le quinquennat…