L’arrêt du développement porte principalement sur les projets financés dans le cadre du programme européen IPCEI (Projets importants d’intérêt européen commun) Hy2Tech. Alstom avait pour ambition de développer une traction ferroviaire « zéro émission » basée sur la technologie hydrogène. Plus précisément, il s’agissait d’une locomotive de manœuvre, d’un tender générateur H2 pour trains de fret et d’un train régional bi-mode électrique/hydrogène. Ces solutions visaient à remplacer les engins diesel sur les zones non électrifiées et à offrir une continuité d’exploitation aux locomotives électriques.
L’entreprise justifie ce retrait par l’interruption des subventions publiques et la constatation que les technologies ne sont pas encore matures. À travers cette décision, c’est l’espoir d’un développement rapide du transport ferroviaire hydrogène, qui séduisait élus et décideurs, qui commence à se dissiper.
Le transport ferroviaire à l’hydrogène dans une impasse ?
Alors qu’Alstom suspend certains développements et que les trains régionaux à hydrogène peinent en Allemagne, le constat s’impose : le ferroviaire n’est sans doute pas l’usage idéal pour l’hydrogène. En Allemagne, les rames…