Ce ralentissement n’est pas un accident conjoncturel. Il s’inscrit dans une tendance plus lourde. après des baisses plus marquées en 2022 et 2023, le mouvement s’essouffle. La France, comme d’autres économies européennes, décélère au moment même où les signaux d’alerte climatique se multiplient : records de chaleur, événements extrêmes plus fréquents, coûts humains et financiers en hausse.
Des secteurs clés à l’arrêt
Les retards sont désormais bien identifiés. Les transports, les bâtiments et l’énergie concentrent l’essentiel du décrochage. Autrement dit, les secteurs du quotidien, ceux qui touchent à l’organisation du territoire, au logement, aux mobilités, à l’aménagement industriel. Là où les choix politiques sont déterminants, les décisions structurantes manquent.
La baisse constatée dans l’industrie, souvent mise en avant, mérite d’être regardée de près. Elle s’explique largement par le recuel de l’activité, notamment dans la chimie, la métallurgie ou la production de ciment. Autrement dit, moins d’émissions parce que l’on produit moins. Une « décarbonation » par l’affaiblissement industriel, socialement coûteuse et stratégiquement dangereuse.
Dans l’agriculture, la…