Liberté Actus
qrcode:https://liberte-actus.fr/326

Cet article est lisible à cette adresse sur le site Liberté Actus :

https://https://liberte-actus.fr/326

Flachez le qrcode suivant pour retrouver l'article en ligne

Obatala-photography/shutterstock
Industrie sidérurgique

Le sort d’Ascometal tranché aujourd’hui

Accès abonné
Mise à jour le 23 mai 2025
Temps de lecture : 2 minutes

Mots -clé

Industrie Sidérurgie

Le tribunal de Strasbourg examinait le 28 juin dernier la seule offre toujours en lice dans la reprise des sites Ascometal d’Hagondange (Moselle) et de Leffrinckoucke (Nord). La décision finale vient d’être rendue  ; les deux sites seront repris par le fonds d’investissement britannique Greybull Capital.

C’est une maigre consolation pour les 800 salariés concernés. Si la sauvegarder de ces emplois, de ces savoir-faire et ces sites majeurs dans le fleuron sidérurgique français reste l’important, la crainte persiste pour l’avenir.

Un choix par défaut ?

Les retournements n’en finissent pas dans la saga Ascometal, au détriment des travailleurs et de la sidérurgie française.

À lire aussi : Ascometal, la valse des actionnaires

L’industriel italien Venete s’était positionné de longue date dans la reprise avant de se désister. Déjà candidat il y a 10 ans, le groupe italien présentait l’avantage d’être essentiellement porté sur l’industrie et, à fortiori, de porter une attention particulière au développement de l’outil industriel. Le projet semblait même se concrétiser en janvier dernier  ; avant que n’apparaissent les premiers doutes. Venete pointait l’inertie et le manque de réponse de l’actionnaire majoritaire quant au désamiantage promis et à la trésorerie restante.

Europlasma s’était également porté candidat avant de se désister à son tour. Ce groupe français cumule les reprises ces dernières années  ; les Forges de Tarbes, Luxfer, Valdunes… mais se voit aussi gratifié d’une médaille de champion dans les promesses d’investissement non tenues.

Restait donc le fond « de retournement » britannique.

Une reprise assurée pour trois ans

L’État s’engage de son côté à un « financement important » pour « pour favoriser une croissance solide et pérenne de l’entreprise ». Il est question de 45 millions d’euros en 2024 puis de 40 millions en 2025, sous forme de prêt. De son côté, Greybull Capital avance la somme de 90 millions d’euros et l’engagement ne pas procéder à un plan de licenciement durant trois ans.

Selon l’AFP, le britannique prévoit également un investissement « dans une « voie lingot » à Hagondange, destinée à produire des lingots pour la fabrication d’obus, et de rouvrir le laminoir à Dunkerque (usine des Dunes) qui avait été fermé en 2019 ».

Notons que c’est une reprise à la découpe qui est opérée. Le site historique de Fos-sur-Mer a lui été repris par l’industriel italien Marcegaglia ; cela avait été tranché par le tribunal en mai dernier.

Message d'abonnement

Ces articles peuvent vous intéresser :

Économie Vietnam. Une croissance spectaculaire de 8% en 2025

À rebours des prophéties alarmistes sur l’Asie du Sud-Est, le Vietnam confirme sa trajectoire. En 2025, la croissance de son produit intérieur brut (PIB) a dépassé les 8 %, l’un des rythmes les plus élevés du continent. Une performance d’autant plus significative qu’elle intervient dans un contexte international dégradé, marqué par le retour en force des droits de douane américains et le ralentissement de plusieurs économies avancées.

Pour 2026 En avant pour notre industrie

La nouvelle année commence, traînant avec elle son lot d’incertitudes pour notre industrie. Qu’il serait banal de dire qu’elle s’annonce décisive. C’est pourtant le cas. Depuis 2024, la France ferme davantage d’usines qu’elle n’en inaugure. Des pans entiers de la production sont en proie aux liquidations. Mais les perspectives existent, et il faudra bien des luttes pour renouer avec le développement.

Billet L’euro, cette prison monétaire

L’adhésion de la Bulgarie à la zone euro est l’occasion de rappeler que l’euro n’est pas une monnaie commune neutre, mais l’alignement forcé de nations aux structures productives hétérogènes sur la politique monétaire du pays le plus puissant économiquement, l’Allemagne.

Soutenez-nous

Faire un don

En 2024, nous avons bâti un journal unique où les analyses se mêlent à l’actualité, où le récit se mêle au reportage, où la culture se mêle aux questions industrielles et internationales. Faites un don pour continuer l’aventure.