L’annonce a été faite ce lundi à Bercy par le ministre délégué à l’Industrie Sébastien Martin. En cause, le non-respect flagrant des engagements pris par Greybull lors de la reprise d’Ascométal, rebaptisé Novasco, à l’été 2024. Le fonds s’était alors engagé à injecter 90 millions d’euros. Dans les faits, seuls 1,5 million ont été versés. Le reste n’est jamais venu.
L’État, lui, a tenu parole. 85 millions d’euros d’argent public ont été mobilisés pour maintenir l’activité. De quoi faire tourner l’entreprise pendant un an, avant un nouveau redressement judiciaire puis la liquidation prononcée en novembre. Pour Bercy, le lien est clair. La défaillance financière de Greybull a directement conduit à l’effondrement du groupe.
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Sidérurgie :
Novasco. Trois usines fermées, une reprise minimale
Le fonds britannique invoque un contexte économique dégradé et une situation plus grave que prévu. Des arguments jugés insuffisants. L’État réclame donc le remboursement du prêt, du passif fiscal, des aides versées aux salariés et un préjudice moral. En parallèle, les faits ont été signalés au parquet. La…