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Plus de 600 emplois menacés chez ArcelorMittal

La première marche d’un plan de destruction de la sidérurgie

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Mise à jour le 23 mai 2025
Temps de lecture : 2 minutes

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Industrie Sidérurgie ArcelorMittal Emploi

À l’issue d’un CSE central, la direction d’ArcelorMittal France annonce plus de 600 suppressions de postes.

C’est la douche froide pour les salariés d’ArcelorMittal France. Ce mercredi 23 avril, dans l’après-midi et après un CSE central, la direction a annoncé son intention de supprimer 636 postes sur au moins cinq sites dont Dunkerque (177 emplois concernés), Mardyck (5), Montataire (11), Florange (39), Basse-Indre (100). À cela s’ajoutent les activités support que le groupe a décidé de délocaliser vers l’Inde. 155 postes sont pour l’instant concernés. Et puis, il faut ajouter la fermeture, annoncée en novembre dernier, des implantations de Denain et de Reims.

Dans la communication faite ce mercredi, les sites de Desvres et de Mousson sont épargnés pour l’instant. Le chiffre de 636 postes au total est avancé par la CGT, la direction ne donnant pas plus de précisions.

En tout cas, le groupe confirme les craintes maintes fois répétées depuis près d’un an par les représentants des salariés. La mise en sommeil du projet de décarbonation, à Dunkerque, avait donné un argument très lourd aux syndicats, notamment la CGT qui tire la sonnette d’alarme à grands renforts de meetings et d’actions syndicales.

« Colère, dégoût, écœurement »

Le 20 mars dernier encore, les responsables syndicaux d’ArcelorMittal, en France, s’étaient retrouvés à Dunkerque avec des élus pour alerter. Sophie Binet, secrétaire nationale de la CGT était présente et avait averti, aux côtés de Gaëtan Lecocq (secrétaire CGT d’ArcelorMittal Dunkerque) : « La stratégie d’ArcelorMittal est de laisser mourir la sidérurgie à petit feu, ici en France et en Europe, le temps de laisser monter en puissance ses usines implantées en Inde et au Brésil où ils fabriqueront de l’acier vert qu’ils réexporteront en Europe. C’est pour cela qu’ils diminuent l’investissement dans nos usines, afin de faire tomber l’outil de travail. »

Ce mercredi soir, Gaëtan Lecocq peine à trouver ses mots : « colère, dégoût, écœurement ». Lui qui n’a de cesse de faire appel aux responsables politiques, dit aujourd’hui : « Nous n’avons jamais été écoutés ». Il estime que l’annonce de ce mercredi n’est que « la première marche de la destruction [entreprise] de la sidérurgie française et européenne. »

Ce lundi de Pâques, la CGT d’ArcelorMittal avait commencé une nouvelle opération de sensibilisation de la population au marché de Bergues, près de Dunkerque. Elle va se poursuivre. Ce jeudi matin, une opération de tractage aura lieu aux portes des sites de Dunkerque et de Mardyck. À partir de ce vendredi, des CSE se réuniront dans les entreprises concernées.

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