Liberté Actus
qrcode:https://liberte-actus.fr/1447

Cet article est lisible à cette adresse sur le site Liberté Actus :

https://https://liberte-actus.fr/1447

Flachez le qrcode suivant pour retrouver l'article en ligne

Manuel Esteban/shutterstock
Actualité

L’État met la main sur les supercalculateurs d’Atos

Accès libre
Temps de lecture : 1 minute

Mots -clé

Industrie Défense Gouvernement Intelligence artificielle

L’État a formulé ce 2 juin une offre ferme de 410 millions d’euros pour acquérir les activités de calcul avancé du groupe Atos, au cœur des technologies critiques utilisées notamment par la Défense.

Le périmètre concerné, aujourd’hui intégré à la branche « Advanced Computing » d’Eviden, regroupe les activités de calcul haute performance (HPC), informatique quantique et intelligence artificielle appliquée. Il représente un chiffre d’affaires estimé à 800 millions d’euros en 2025 et mobilise plus de 2 500 salariés, en majorité en France. L’offre prévoit également jusqu’à 110 millions d’euros de compléments de prix liés à la performance financière des exercices 2025 et 2026.

En revanche, les activités d’analyse vidéo intelligente (« Vision AI »), notamment la filiale Ipsotek, sont exclues de la transaction et feront l’objet d’une réorganisation interne. Cette révision à la baisse du périmètre explique la différence avec l’offre non engageante de 700 millions d’euros présentée par l’État en 2024.

Pour Atos, en pleine restructuration financière et industrielle, cette cession partielle s’inscrit dans une tentative de stabilisation après des mois de turbulences. Le conseil d’administration a salué une offre « juste », validée par un expert indépendant. La signature de l’accord engageant est attendue dans les semaines à venir, pour une finalisation courant 2026.

Le ministre de l’Économie dit vouloir garantir l’autonomie stratégique de la France dans le domaine du calcul intensif, tout en laissant ouverte la possibilité d’associer d’autres industriels nationaux à la reprise.

Message d'abonnement

Ces articles peuvent vous intéresser :

Automobile Valeo se déleste d’un site industriel de plus. Et après ?

L’annonce est tombée sans bruit, comme souvent dans les dossiers industriels. Valeo a vendu, fin décembre, son usine de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) au groupe Prologis, géant de l’immobilier logistique. Montant de la transaction : 24,5 millions d’euros. Officiellement, l’équipementier restera locataire du site jusqu’à fin 2027, voire mi-2028. Officieusement, c’est une page de plus qui se tourne pour l’industrie automobile française.

Automobile Voitures électriques, la grande bascule du marché européen

L’année 2025 marque un tournant silencieux mais profond pour l’industrie automobile européenne. Sans plan industriel structurant porté par Bruxelles, le marché bascule pourtant vers une nouvelle hiérarchie technologique. La voiture électrique devient centrale dans les nouvelles immatriculations, tandis que les motorisations thermiques n’en représentent plus qu’un tiers.

Stratégie L’intégration verticale, la vraie bataille cachée de l’automobile

Les observateurs de la filière automobile attendaient depuis longtemps la réponse des constructeurs européens à leurs concurrents chinois. Le vrai duel n’est pas commercial. Il est productif. Qui aura le contrôle réel sur l’outil de production ? Telle est la seule question qui mérite d’être posée. Ensuite, deux choix se présentent : la coopération gagnante ou l’affrontement perdant.

Soutenez-nous

Faire un don

En 2024, nous avons bâti un journal unique où les analyses se mêlent à l’actualité, où le récit se mêle au reportage, où la culture se mêle aux questions industrielles et internationales. Faites un don pour continuer l’aventure.