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Guerre technologique

Pays-Bas, le pari dangereux contre la Chine

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Mise à jour le 5 décembre 2025
Temps de lecture : 4 minutes

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Chine Industrie Pays-Bas Nexperia

Après l’affaire Nexperia, puis les restrictions visant ASML, les Pays-Bas se retrouvent en première ligne du bras de fer technologique entre Washington et Pékin. En s’alignant totalement sur les exigences américaines, La Haye prend un risque majeur : déclencher des représailles chinoises dans les semi-conducteurs, mais aussi dans les métaux critiques, où Pékin possède une puissance de feu considérable.

L’épisode Nexperia a servi d’avertissement. En suivant les injonctions américaines, les Pays-Bas ont provoqué une riposte immédiate de Pékin. Les livraisons ont été bloquées, les chaînes d’assemblage européennes menacées, et La Haye a fini par reculer après quelques semaines de chaos. Les Pays-Bas ne contrôlent ni leur dépendance industrielle, ni le coût des sanctions qu’ils appliquent.

Avec ASML, la situation devient encore plus explosive. Pressé par Washington, le gouvernement néerlandais restreint l’exportation et désormais la maintenance des machines de lithographie vendues à la Chine. Or une machine non maintenue est une machine condamnée : Pékin l’a parfaitement compris. Si certaines interventions deviennent impossibles, la Chine pourra considérer que le contrat est violé et agir en conséquence. Pour un pays dont 20 % des ventes d’ASML dépendent du marché chinois, le risque est colossal.

Pourquoi la maintenance ASML est stratégique

Les machines DUV et EUV nécessitent un entretien constant : recalibrage optique, pièces…

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