Depuis des années, le système financier a multiplié les promesses écrites – contrats, certificats, produits dérivés – sans toujours disposer du métal correspondant. Aujourd’hui, lorsque l’industrie réclame de l’argent réel, la contradiction éclate au grand jour.
Le problème n’est pas le métal, mais le papier
L’argent-métal est partout dans notre quotidien, sans que l’on s’en rende compte. Il est indispensable aux composants électroniques, aux panneaux solaires, aux batteries, aux équipements médicaux, aux technologies militaires. Autrement dit, ce n’est plus un simple actif financier, mais une matière première industrielle stratégique.
Pendant longtemps, cette réalité a été masquée par le fonctionnement des marchés. Sur les grandes places financières occidentales, on a vendu de l’argent papier – des titres qui promettent de l’argent-métal – en quantités très supérieures au métal réellement stocké. Tant que les échanges restaient purement financiers, cela ne posait pas de problème visible. Les promesses circulaient entre acteurs sans jamais être transformées en livraison concrète.
À lire aussi
On fait le point :
Comprendre…