Près de 1,9 million de voitures électriques ont été vendues en Europe l’an dernier. Cela représente une hausse d’environ 30 % sur un an et désormais plus de 17 % du marché. Dans le même temps, les véhicules essence et diesel ne pèsent plus qu’un peu plus d’un tiers des ventes, contre près de la moitié encore deux ans plus tôt. Autrement dit, en l’espace de quelques exercices seulement, un pilier historique de l’industrie européenne se délite.
Une hiérarchie technologique renversée
Cette dynamique est particulièrement visible dans les grands marchés. L’Allemagne, l’Espagne, la France, les Pays-Bas ou la Belgique enregistrent tous une progression soutenue des ventes électriques, à des rythmes certes différents, mais convergents. Le mouvement est porté à la fois par l’élargissement de l’offre, par l’arrivée de modèles plus accessibles et par des dispositifs publics de soutien à l’achat. Ce cocktail alimente une bascule de masse, même si celle-ci reste incomplète et inégalitaire selon les territoires.
Dans ce paysage, les…