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Matyas Rehak - Autoroute Addis-Abeba, Éthiopie/shutterstock
Automobile

Ethiopie. Le premier pays au monde à interdire les véhicules thermiques

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Mise à jour le 1er février 2026
Temps de lecture : 4 minutes

Mots -clé

Industrie Automobile BRICS Afrique Éthiopie

À la grande surprise de nombreux analystes, l’Éthiopie s’est radicalement tournée vers les véhicules électriques. Avec ses plus de 130 millions d’habitants, le pays était jusqu’ici l’un des moins motorisés du continent africain et du monde, avec moins de 7 véhicules pour 1 000 habitants. En 2024, Addis-Abeba devenait le premier pays du monde à interdire l’importation de véhicules essence et diesel.

Depuis cette décision, les autorités affichent une croissance spectaculaire, avec plus de 120 000 véhicules électriques en circulation dans le pays et un objectif ambitieux de 500 000 d’ici à 2030. Bien sûr, la coopération industrielle et commerciale avec la Chine est centrale dans ce déploiement.

Motivations économiques et énergétiques

Cette politique reste un grand bouleversement dans un pays qui connaît encore des coupures d’électricité régulières. Près de la moitié des habitants du pays n’ont pas accès à l’électricité. Mais les autorités insistent : il s’agit de préparer l’avenir et d’engager dès maintenant le marché vers l’industrie de demain.

Les quelques chiffres disponibles à ce jour sont éloquents. En 2025, le marché africain des véhicules électriques n’était « que » de 450 millions de dollars. D’après les prévisions, il sera de 4,2 milliards en 2030. Soit une croissance annuelle de 56,3 %. Rien que ça.

Dans un pays comme l’Éthiopie, où le parc automobile reste dominé par l’occasion, il fallait faire un choix…

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