Depuis cette décision, les autorités affichent une croissance spectaculaire, avec plus de 120 000 véhicules électriques en circulation dans le pays et un objectif ambitieux de 500 000 d’ici à 2030. Bien sûr, la coopération industrielle et commerciale avec la Chine est centrale dans ce déploiement.
Motivations économiques et énergétiques
Cette politique reste un grand bouleversement dans un pays qui connaît encore des coupures d’électricité régulières. Près de la moitié des habitants du pays n’ont pas accès à l’électricité. Mais les autorités insistent : il s’agit de préparer l’avenir et d’engager dès maintenant le marché vers l’industrie de demain.
Les quelques chiffres disponibles à ce jour sont éloquents. En 2025, le marché africain des véhicules électriques n’était « que » de 450 millions de dollars. D’après les prévisions, il sera de 4,2 milliards en 2030. Soit une croissance annuelle de 56,3 %. Rien que ça.
Dans un pays comme l’Éthiopie, où le parc automobile reste dominé par l’occasion, il fallait faire un choix…